[Réflexion] Lequel de ces chemins prendrais-tu ?

Einstein disait qu’un véritable savant est celui qui réussit à expliquer une théorie compliqué à un enfant. Et pour expliquer sa théorie de la relativité, il disait « Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité ! ».
Sarah, tu vous nous enmener où là ? Euh, oui donc revenons à mes moutons. J’adore les métaphores et comme Einstein j’aime les gens qui vous explique quelque chose d’abstrait en exemple concret. Alors voilà, durant mon voyage, je me suis faîte plusieurs fois la réflexion que nous, être humain et occidentaux d’autant plus, nous cherchons continuellement la facilité, le plaisir rapide et le tout tracé-encadré-sécurisé-assuré-maché-digéré. Si je parle de ça, c’est que je me considère aussi de cette catégorie mais j’ai décidé, après en avoir pris conscience, qu’il n’en sera plus.

Du coup j’ai inventé une petite histoire sous forme de métaphore pour illustrer ma pensée :

Deux personnes partent en randonnée dans le but de voir la fameuse Montagne et d’accèder au sommet. Arrivée à un carrefour, il y a deux chemins. Le premier indique « chemin de randonné sécurisé, balisé, facile, pour accéder à la Montagne » et l’autre n’indique rien, mais on peut apercevoir un chemin aussi.
La première personne prend le premier chemin : ‘Tiens chouette, moi j’ai envie de voir ce point de vue, mais bon je veux pas trop non plus m’embêter, et je veux pas trop souffrir et faire des efforts, ce chemin est donc parfait. En plus comme ça, je suis sûr de pas rencontrer des animaux étranges ou de me perdre ». Le chemin est très fréquenté, tout est très bien indiqué, des barbelés sont présents un peu partout pour la « sécurité ». Arriver au dessus, après avoir pris le premier chemin, la vue est belle, oui ça c’est sûr, mais  rien d’extraordinaire non plus.

3-bonheur

Une deuxième personne, arrivant à ce carrefour decide de prendre le deuxième chemin. Elle a déjà pris le premier chemin et le connait. Elle veut donc, par curiosité, prendre l’alternative. Petit à petit, elle s’engouffre dans la fôret et commence à avoir peur. « Mais je suis folle, il n’y a aucune indication, aucun panneau, pas de barrière de sécurité, juste un chemin qui mène je ne sais où…Oui d’ailleurs qu’est ce qui me prouve qu’il va m’amener à la montagne… ». Elle rencontre un premier mur devant elle, après avoir essayer de le grimper plusieurs fois, elle commence à s’énerver, puis se calme et puis s’énerve de nouveau. Elle se pose sur une pierre et essaye de réflechir pourquoi elle n’arrive pas à grimper et ce qui ne va pas dans sa façon de faire. Puis, elle s’apercoit que ces chaussures ne sont pas appropriés, elle décide de les mettre dans son sac et de grimper pieds nues. Elle arrive au dessus du mur. Puis elle rencontrera  des animaux, des ponts, des barrages, des autres murs, des senteurs exceptionnelles, des fleurs magnifiques, des êtres magiques bienveillants, puis après de nombreuses épreuves et aventures, elle arrive au sommet de la montagne. Mon Dieu, la vue est sublime, magique, incroyable, elle n’a jamais été aussi belle. Les couleurs n’ont jamais été aussi intenses, le ciel jamais été aussi bleu et le soleil plus brillant que jamais. La personne se sent incroyablement sereine et fière, mais aussi respectueuse et aimante par rapport à cette nature.
Elle se souvient alors d’une inscription qu’elle avait vue au milieu du chemin gravé dans un arbre : « chacun doit vivre son chemin ». Maintenant cela prend tout son sens.

La moral de cette histoire ce n’est pas seulement que les difficultés nous font apprécier notre objectif, mais que l’expérience bonne ou mauvaise hors des chemins battus, changent complètement notre vision du monde et nous transforme. Le bonheur n’est pas au bout du chemin, il est le chemin. Car ces deux personnes sont allés au même endroit final, mais n’ont pas pris les mêmes chemins pour y arriver, donc non pas la même vision et la même appréciation des choses. Les difficultés nous offrent des moyens de nous surpasser, de nous découvrir, d’apprendre des lecons de vie essentielles. Eviter les difficultés c’est accéder à une vie sans saveur, et en passant surtout à côté de la connaissance de nous même et des autres. Les difficultés se transforment en leçon du moment où on prend conscience qu’elles ne sont pas là par hasard, qu’elles arrivent à un moment précis et sous une forme précise pour nous faire prendre conscience et nous apprendre quelque chose de fondamentale pour notre épanouissement. Et puis, chacun de nous est une force, un être incroyablement unique, avec une mission et des passions différentes. Pourquoi au nom d’une certaine sécurité relative prendrions nous tous le même chemin ? Nous sommes des êtres vivants nés pour expérimenter. Se priver de l’expérience, bonne ou mauvaise, s’est comme s’amputer une partie de nous même. La vie est une grande école, nous ne sommes pas tous au même niveau, mais nous avons tous le même objectif : être heureux et épanoui. Pour finir sur une petite note humoristique, Woody Allen disait « Ne prenez pas la vie trop au sérieux car de toute façon personne n’en resort vivant ! »72030521

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